{"id":1608,"date":"2024-08-07T18:54:52","date_gmt":"2024-08-07T16:54:52","guid":{"rendered":"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/?p=1608"},"modified":"2024-08-08T11:53:19","modified_gmt":"2024-08-08T09:53:19","slug":"les-personnages-culturels-qui-sont-passes-a-precy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/2024\/08\/07\/les-personnages-culturels-qui-sont-passes-a-precy\/","title":{"rendered":"Les personnages culturels qui sont pass\u00e9s \u00e0 Pr\u00e9cy"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>RONSARD<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"412\" height=\"473\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p123_PierredeRonsard-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1609\" style=\"width:236px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p123_PierredeRonsard-1.jpg 412w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p123_PierredeRonsard-1-261x300.jpg 261w\" sizes=\"auto, (max-width: 412px) 100vw, 412px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Pierre de Ronsard<\/strong> (n\u00e9 en septembre 1524 au Ch\u00e2teau de la Poissonni\u00e8re, pr\u00e8s du village de Couture-sur-Loir en Vend\u00f4mois et mort le 27 d\u00e9cembre 1585 au Prieur\u00e9 de Saint-Cosme en Touraine), est un des po\u00e8tes fran\u00e7ais les plus importants du XVIe si\u00e8cle.<br>\u00ab<em> Prince des po\u00e8tes et po\u00e8te des princes<\/em> \u00bb, Pierre de Ronsard est une figure majeure de la litt\u00e9rature po\u00e9tique de la Renaissance. Auteur d\u2019une \u0153uvre vaste qui, en plus de trente ans, a touch\u00e9 aussi bien la po\u00e9sie engag\u00e9e et \u00ab officielle \u00bb dans le contexte des guerres de religions avec Les Hymnes et les Discours (1555-1564), que l\u2019\u00e9pop\u00e9e avec La Franciade (1572) ou la po\u00e9sie lyrique avec les recueils Les Odes (1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552 ; Les Amours de Marie, 1555 ; Sonnets pour H\u00e9l\u00e8ne, 1578).<br>Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d&rsquo;abord les formes de l&rsquo;ode (\u00a0\u00bb <em>Mignonne, allons voir si la rose<\/em> \u00ab\u00a0) et de l&rsquo;hymne, consid\u00e9r\u00e9es comme des formes majeures, mais il utilisera de plus en plus le sonnet transplant\u00e9 en France par Cl\u00e9ment Marot en 1536 en employant le d\u00e9casyllabe (\u00a0\u00bb <em>Mon dieu, mon dieu, que ma maistresse est belle! , Les Amours, ou Je vous envoye un bouquet\u2026, Continuation des Amours<\/em> \u00ab\u00a0) comme le m\u00e8tre \u00ab moderne \u00bb de l&rsquo;alexandrin (\u00a0\u00bb <em>Comme on voit sur la branche\u2026 Second livre des Amours, ou Quand vous serez bien vieille\u2026, Sonnets pour H\u00e9l\u00e8ne<\/em> \u00ab\u00a0).<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Il se rend \u00e0 Pr\u00e9cy en 1573, \u00e0 l&rsquo;invitation de Saint-Gelais pour venir au ch\u00e2teau que celui-ci avait acquis peu auparavant. Ronsard le cite dans certains de ses ouvrages, sous le nom de \u00ab\u00a0Lanssac\u00a0\u00bb, patronyme de la m\u00e8re de Saint-Gelais.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SAINTE-BEUVE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"220\" height=\"275\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/31j_Sainte_Beuve.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1610\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Orphelin de p\u00e8re d\u00e8s sa naissance le 23 d\u00e9cembre 1804 \u00e0 Boulogne-sur-Mer, <a><\/a><strong>Sainte-Beuve<\/strong> est \u00e9lev\u00e9 par sa m\u00e8re et une tante paternelle, veuve \u00e9galement. Plac\u00e9 dans l&rsquo;institution Landry en septembre 1818, il suit les cours du coll\u00e8ge Charlemagne, puis ceux du coll\u00e8ge Bourbon, o\u00f9 il a pour professeur Paul-Fran\u00e7ois Dubois, en seconde ann\u00e9e de rh\u00e9torique et en philosophie. En 1822, il est laur\u00e9at du Concours g\u00e9n\u00e9ral, remportant le premier prix de po\u00e9sie latine. Apr\u00e8s un article anonyme paru le 24 octobre 1824, il publie dans Le Globe, journal lib\u00e9ral et doctrinaire fond\u00e9 par son ancien professeur, Paul-Fran\u00e7ois Dubois, un article sign\u00e9 \u00ab Joseph Delorme \u00bb le 4 novembre.<br>Le 2 et le 9 janvier 1827, il publie une critique \u00e9logieuse des Odes et ballades de Victor Hugo, et les deux hommes se lient d&rsquo;amiti\u00e9. Ensemble, ils assistent aux r\u00e9unions au C\u00e9nacle de Charles Nodier \u00e0 la Biblioth\u00e8que de l&rsquo;Arsenal. Il a une liaison avec l&rsquo;\u00e9pouse de Hugo, Ad\u00e8le Foucher.<br>Apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9chec de ses romans, Sainte-Beuve se lance dans les \u00e9tudes litt\u00e9raires, dont la plus connue est Port-Royal, et collabore notamment \u00e0 La Revue contemporaine. Port-Royal (1837-1859), le chef-d&rsquo;\u0153uvre de Saint-Beuve, d\u00e9crit l&rsquo;histoire de l&rsquo;Abbaye de Port-Royal des Champs, de son origine \u00e0 sa destruction. Ce livre r\u00e9sulte d&rsquo;un cours donn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie de Lausanne entre le 6 novembre 1837 et le 25 mai 1838. Cette \u0153uvre a jou\u00e9 un r\u00f4le important dans le renouvellement de l&rsquo;histoire religieuse. Certains historiens qualifient Port-Royal de \u00ab tentative d&rsquo;histoire totale \u00bb.<br>\u00c9lu \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise le 14 mars 1844 au fauteuil de Casimir Delavigne, il est re\u00e7u le 27 f\u00e9vrier 1845 par Victor Hugo. Par la suite, le 3 novembre 1857, il est nomm\u00e9 ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole normale sup\u00e9rieure, o\u00f9 il donne des cours de langue et de litt\u00e9rature fran\u00e7aises de 1858 \u00e0 1861. Sous l&rsquo;Empire lib\u00e9ral, il est nomm\u00e9 au S\u00e9nat, o\u00f9 il si\u00e8ge du 28 avril 1865 jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1869.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Sainte-Beuve rend visite \u00e0 plusieurs reprises \u00e0 Mme P\u00e8legrin dans sa demeure \u00ab\u00a0Le Clos\u00a0\u00bb vers 1835. Il y r\u00e9dige sans doute une partie de \u00ab\u00a0Port-Royal\u00a0\u00bb et certaines de ses \u00ab\u00a0Pens\u00e9es d&rsquo;ao\u00fbt\u00a0\u00bb dont une est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la fille de Mme P\u00e8legrin (Alexandrine-P\u00e9tronille).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ALFRED DE VIGNY<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"450\" height=\"480\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p124_alfred_de_Vigny_par_Maurin-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1611\" style=\"width:289px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p124_alfred_de_Vigny_par_Maurin-1.jpg 450w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p124_alfred_de_Vigny_par_Maurin-1-281x300.jpg 281w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Alfred Victor, comte de Vigny<\/strong>, n\u00e9 le 27 mars 1797, ou 7 Germinal an V, \u00e0 Loches (Indre-et-Loire), et mort le 17 septembre 1863 \u00e0 Paris, 8e, est un \u00e9crivain, romancier, dramaturge et po\u00e8te fran\u00e7ais.<br>Figure influente du romantisme, il \u00e9crit parall\u00e8lement \u00e0 une carri\u00e8re militaire entam\u00e9e en 1814 et publie ses premiers po\u00e8mes en 1822. Avec la publication de Cinq-Mars en 1826, il contribue au d\u00e9veloppement du roman historique fran\u00e7ais. Ses traductions versifi\u00e9es de Shakespeare s&rsquo;inscrivent dans le drame romantique, de m\u00eame que sa pi\u00e8ce Chatterton (1835). Son \u0153uvre se caract\u00e9rise par un pessimisme fondamental, et une vision d\u00e9senchant\u00e9e de la soci\u00e9t\u00e9. Il d\u00e9veloppe \u00e0 plusieurs reprises le th\u00e8me du paria, incarn\u00e9 par le po\u00e8te, le proph\u00e8te, le noble, Satan ou bien le soldat. Sa po\u00e9sie est empreinte d\u2019un sto\u00efcisme hautain, qui s\u2019exprime en vers denses et d\u00e9pouill\u00e9s, souvent riches en symboles, annon\u00e7ant la modernit\u00e9 po\u00e9tique de Baudelaire, Verlaine et Mallarm\u00e9.<br>Apr\u00e8s une vie de garnison monotone &#8211; il passe quinze ans dans l&rsquo;arm\u00e9e sans combattre -, il fr\u00e9quente les milieux litt\u00e9raires parisiens et notamment le c\u00e9nacle romantique de Victor Hugo. De 1822 \u00e0 1838, il \u00e9crit des po\u00e8mes (Po\u00e8mes antiques et modernes), des romans (comme Stello), des drames (comme La Mar\u00e9chale d\u2019Ancre) et des nouvelles (Servitude et grandeur militaires) qui lui apportent la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9. En 1838, apr\u00e8s une rupture sentimentale avec Marie Dorval et la mort de sa m\u00e8re, Alfred de Vigny s&rsquo;installe pour la premi\u00e8re fois au Maine-Giraud, son domaine situ\u00e9 en Charente. Il go\u00fbte \u00e0 la solitude et prend soin de sa femme malade et constamment alit\u00e9e. De retour \u00e0 Paris, il se m\u00eale de nouveau \u00e0 la vie politique et litt\u00e9raire. Il parvient en 1845 \u00e0 se faire \u00e9lire, au bout de la cinqui\u00e8me tentative, \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise. Il meurt d\u2019un cancer de l\u2019estomac, apr\u00e8s une lente agonie qu\u2019il supporte avec patience et sto\u00efcisme.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Il participe, tout comme Sainte-Beuve, aux salons litt\u00e9raires organis\u00e9s par Mme P\u00e8legrin dans sa r\u00e9sidence \u00ab\u00a0Le Clos\u00a0\u00bb vers 1835.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>GEORGE SAND<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"467\" height=\"650\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p_george_sand-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1614\" style=\"width:251px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p_george_sand-1.jpg 467w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p_george_sand-1-216x300.jpg 216w\" sizes=\"auto, (max-width: 467px) 100vw, 467px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>George Sand<\/strong> est le pseudonyme d&rsquo;Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, romanci\u00e8re, auteur dramatique, critique litt\u00e9raire fran\u00e7aise, journaliste, n\u00e9e \u00e0 Paris le 1er juillet 1804 et morte au ch\u00e2teau de Nohant-Vic le 8 juin 1876.<br>Elle compte parmi les \u00e9crivains prolifiques avec plus de soixante-dix romans \u00e0 son actif, cinquante volumes d&rsquo;\u0153uvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre et des textes politiques.<br>\u00c0 l&rsquo;image de son arri\u00e8re grand-m\u00e8re par alliance qu&rsquo;elle admire, Madame Dupin (Louise de Fontaine 1706-1799), George Sand prend la d\u00e9fense des femmes, pr\u00f4ne la passion, fustige le mariage et lutte contre les pr\u00e9jug\u00e9s d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 conservatrice.<br>George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agit\u00e9e, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lanc\u00e9 la mode, par son pseudonyme masculin, qu&rsquo;elle adopte d\u00e8s 1829, et dont elle lance aussi la mode : apr\u00e8s elle, Marie d&rsquo;Agoult signe ses \u00e9crits Daniel Stern (1841-1845), Delphine de Girardin prend le pseudonyme de Charles de Launay en 1843.<br>Malgr\u00e9 de nombreux d\u00e9tracteurs comme Charles Baudelaire ou Jules Barbey d&rsquo;Aurevilly, George Sand contribue activement \u00e0 la vie intellectuelle de son \u00e9poque, accueillant au domaine de Nohant ou \u00e0 Palaiseau des personnalit\u00e9s aussi diff\u00e9rentes que Franz Liszt, Fr\u00e9d\u00e9ric Chopin, Marie d&rsquo;Agoult, Honor\u00e9 de Balzac, Gustave Flaubert, Eug\u00e8ne Delacroix, conseillant les uns, encourageant les autres. Elle a entretenu une grande amiti\u00e9 avec Victor Hugo par correspondance, ces deux grandes personnalit\u00e9s ne se sont jamais rencontr\u00e9es.<br>Son \u0153uvre est tr\u00e8s abondante et la campagne du Berry lui sert souvent de cadre. Ses premiers romans, comme Indiana (1832), bousculent les conventions sociales et magnifient la r\u00e9volte des femmes en exposant les sentiments de ses contemporaines, chose exceptionnelle \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque et qui divisa aussi bien l&rsquo;opinion publique que l&rsquo;\u00e9lite litt\u00e9raire. Puis George Sand ouvre ses romans \u00e0 la question sociale en d\u00e9fendant les ouvriers et les pauvres (Le Compagnon du Tour de France) et en imaginant une soci\u00e9t\u00e9 sans classe et sans conflit (Mauprat, 1837 &#8211; Le Meunier d&rsquo;Angibault, 1845).<br>Elle se tourne ensuite vers le milieu paysan et \u00e9crit des romans champ\u00eatres id\u00e9alis\u00e9s comme La Mare au diable (1846), Fran\u00e7ois le Champi (1848), La Petite Fadette (1849), Les Ma\u00eetres sonneurs (1853).<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Elle aurait accompagn\u00e9 A. De Musset, voir ci-dessous, chez Mme P\u00e8legrin, dans la maison \u00ab\u00a0Le Clos\u00a0\u00bb dans les ann\u00e9es 1835.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ALFRED DE MUSSET<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"235\" height=\"285\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p_musset1_ok-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1615\" style=\"width:283px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Alfred de Musset<\/strong> est un po\u00e8te et un dramaturge fran\u00e7ais de la p\u00e9riode romantique, n\u00e9 le 11 d\u00e9cembre 1810 \u00e0 Paris, ville o\u00f9 il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 2 mai 1857. Lyc\u00e9en brillant, le futur po\u00e8te re\u00e7oit un grand nombre de r\u00e9compenses dont le prix d&rsquo;honneur au Coll\u00e8ge Henri IV en 1827 et le deuxi\u00e8me prix d&rsquo;honneur au concours g\u00e9n\u00e9ral la m\u00eame ann\u00e9e. D\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de 17 ans, il fr\u00e9quente les po\u00e8tes du C\u00e9nacle de Charles Nodier et publie en 1829, \u00e0 19 ans, Contes d&rsquo;Espagne et d&rsquo;Italie, son premier recueil po\u00e9tique qui r\u00e9v\u00e8le son talent brillant. Il commence alors \u00e0 mener une vie de \u00ab dandy d\u00e9bauch\u00e9 \u00bb. En d\u00e9cembre 1830, sa premi\u00e8re com\u00e9die La Nuit V\u00e9nitienne est un \u00e9chec accablant qui le fait renoncer \u00e0 la sc\u00e8ne pour longtemps. Il choisit d\u00e8s lors de publier des pi\u00e8ces dans La Revue des Deux Mondes, avant de les regrouper en volume sous le titre explicite Un Spectacle dans un fauteuil. Il publie ainsi \u00c0 quoi r\u00eavent les jeunes filles ? en 1832, puis Les Caprices de Marianne en 1833. Il \u00e9crit ensuite en 1833 son chef-d&rsquo;\u0153uvre, le drame romantique, Lorenzaccio, publi\u00e9 en 1834 (la pi\u00e8ce ne sera repr\u00e9sent\u00e9e qu&rsquo;en 1896) apr\u00e8s sa liaison houleuse avec George Sand et donne la m\u00eame ann\u00e9e Fantasio et On ne badine pas avec l&rsquo;amour. Il publie parall\u00e8lement des po\u00e8mes tourment\u00e9s comme la Nuit de mai et la Nuit de d\u00e9cembre en 1835, puis La Nuit d&rsquo;ao\u00fbt (1836) La Nuit d&rsquo;octobre (1837), et un roman autobiographique La Confession d&rsquo;un enfant du si\u00e8cle en 1836.<br>D\u00e9pressif et alcoolique, au-del\u00e0 de 30 ans, il \u00e9crit de moins en moins : on peut cependant relever les po\u00e8mes Tristesse, Une soir\u00e9e perdue (1840), Souvenir en 1845 et diverses nouvelles (Histoire d&rsquo;un merle blanc, 1842). Il re\u00e7oit la L\u00e9gion d&rsquo;honneur en 1845 et est \u00e9lu \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise en 1852. Il \u00e9crit des pi\u00e8ces de commande pour Napol\u00e9on III. Sa sant\u00e9 se d\u00e9grade gravement avec son alcoolisme et Alfred de Musset meurt \u00e0 46 ans, le 2 mai 1857 : il est enterr\u00e9 dans la discr\u00e9tion au Cimeti\u00e8re du P\u00e8re-Lachaise, apr\u00e8s des obs\u00e8ques en l&rsquo;\u00e9glise Saint-Roch.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Tout comme Sainte-Beuve et A. De Vigny, il serait venu chez Mme P\u00e8legrin pour participer aux salons litt\u00e9raires qu&rsquo;elle aimait organiser dans sa demeure \u00ab\u00a0Le Clos\u00a0\u00bb vers 1835. Les anciens de Pr\u00e9cy mentionnent que c&rsquo;est depuis une fen\u00eatre du 1er \u00e9tage (aujourd&rsquo;hui disparue) qu&rsquo;il aurait vu \u00ab\u00a0la lune comme un point sur un i\u00a0\u00bb, phrase extraite de sa \u00ab\u00a0ballade \u00e0 la lune\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>STEVENSON<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"337\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/35b_RL_Stevenson-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1618\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/35b_RL_Stevenson-1.jpg 250w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/35b_RL_Stevenson-1-223x300.jpg 223w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Robert Louis Stevenson<\/strong>, n\u00e9 le 13 novembre 1850 \u00e0 \u00c9dimbourg et mort le 3 d\u00e9cembre 1894 \u00e0 Vailima (Samoa), est un \u00e9crivain \u00e9cossais et un grand voyageur, c\u00e9l\u00e8bre pour son roman L&rsquo;\u00cele au tr\u00e9sor (1883), pour sa nouvelle L&rsquo;\u00c9trange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) et pour son r\u00e9cit Voyage avec un \u00e2ne dans les C\u00e9vennes (1879).<br>Stevenson est parfois consid\u00e9r\u00e9 comme un auteur de romans d&rsquo;aventure ou de r\u00e9cits fantastiques pour adolescents, mais son \u0153uvre a une toute autre dimension : il a d&rsquo;ailleurs \u00e9t\u00e9 salu\u00e9 avec enthousiasme par les plus grands de ses contemporains et de ses successeurs. Ses nouvelles et romans manifestent en effet une profonde intelligence de la narration, de ses moyens et de ses effets. Il exploite tous les ressorts du r\u00e9cit comme la multiplication des narrateurs et des points de vue, et pratique en m\u00eame temps une \u00e9criture tr\u00e8s visuelle, propice aux sc\u00e8nes particuli\u00e8rement frappantes.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>En 1876, il effectue le trajet d&rsquo;Anvers \u00e0 Paris en cano\u00eb, en passant par Noyon, Compi\u00e8gne et il s&rsquo;arr\u00eate \u00e0 Pr\u00e9cy. Il raconte ce p\u00e9riple, et cette pause, dans son livre \u00ab\u00a0Canaux et rivi\u00e8res\u00a0\u00bb. De l&rsquo;Oise, il parvient \u00e0 la place du march\u00e9 et prend une collation au caf\u00e9 \u00ab\u00a0Le Celtique\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>GABRIEL FAURE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"313\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/42b_g_faure_age-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1619\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/42b_g_faure_age-1.jpg 250w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/42b_g_faure_age-1-240x300.jpg 240w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Gabriel Faur\u00e9<\/strong>, n\u00e9 \u00e0 Pamiers le 12 mai 1845 et mort \u00e0 Paris le 4 novembre 1924, est un pianiste, organiste et compositeur fran\u00e7ais.<br>\u00c9l\u00e8ve de Saint-Sa\u00ebns et de Gustave Lef\u00e8vre \u00e0 l\u2019\u00c9cole Niedermeyer de Paris, il est d&rsquo;abord ma\u00eetre de chapelle de l&rsquo;\u00e9glise de la Madeleine \u00e0 Paris. Il en assurera plus tard les fonctions d&rsquo;organiste, titulaire du grand orgue. Il est ensuite nomm\u00e9 professeur de composition au Conservatoire de Paris, puis directeur de l\u2019\u00e9tablissement de 1905 \u00e0 1920.<br>Il est l\u2019un des plus grands musiciens fran\u00e7ais de la fin du xixe et du d\u00e9but du xxe si\u00e8cle.<br>On d\u00e9crit souvent l\u2019\u00e9volution de Gabriel Faur\u00e9 en distinguant dans son \u0153uvre trois p\u00e9riodes (ou mani\u00e8res).<br>La premi\u00e8re p\u00e9riode s\u2019\u00e9tend jusqu\u2019en 1890 et comprend certaines de ses \u0153uvres les plus connues telles que la m\u00e9lodie Apr\u00e8s un r\u00eave ou son \u00c9l\u00e9gie pour violoncelle et piano. La sicilienne issue de sa suite Pell\u00e9as et M\u00e9lisande se rattache \u00e9galement \u00e0 cette premi\u00e8re mani\u00e8re. Celle-ci se caract\u00e9rise par l\u2019influence des musiques allemandes et italiennes et par un certain classicisme.<br>On fait g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9buter la seconde p\u00e9riode de Faur\u00e9 des M\u00e9lodies de Venise (1891) au d\u00e9but du xxe si\u00e8cle. Elle se caract\u00e9rise par une grande finesse harmonique, un sens de la sensualit\u00e9 et de nombreuses audaces harmoniques (dans Shylock par exemple).<br>La troisi\u00e8me p\u00e9riode comprend les cycles de m\u00e9lodies de la fin de la vie de Faur\u00e9 (La Chanson d&rsquo;\u00c8ve (1910), Mirages (1919) ou encore L&rsquo;Horizon chim\u00e9rique (1921). On y range \u00e9galement son deuxi\u00e8me quintette en ut mineur (1921) ou encore son quatuor \u00e0 cordes en mi mineur (1924). Cette p\u00e9riode est contemporaine des probl\u00e8mes de surdit\u00e9 qui affectent Gabriel Faur\u00e9. On a souvent expliqu\u00e9 de cette mani\u00e8re l&rsquo;\u00e9volution de la musique de Faur\u00e9, caract\u00e9ristique de cette troisi\u00e8me mani\u00e8re, vers un plus grand d\u00e9pouillement, un plus grand statisme, jusqu\u2019\u00e0 devenir parfois comme immat\u00e9rielle. G. Faur\u00e9 \u00e9tait tr\u00e8s li\u00e9 \u00e0 une famille de la rue St Germer, famille \u00e0 laquelle il rendit visite \u00e0 plusieurs reprises et avec laquelle il entretint une correspondance suivie. Ces visites eurent lieu au moment de la 1\u00e8re guerre mondiale, de 1914 \u00e0 1916 notamment. Il avait aussi l&rsquo;habitude de jouer sur l&rsquo;orgue de Pr\u00e9cy, dans l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p><strong>EUGENE DEVERIA<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Eug\u00e8ne Fran\u00e7ois Marie Joseph Dev\u00e9ria, n\u00e9 \u00e0 Paris le 22 avril 1805 et mort \u00e0 Pau le 3 f\u00e9vrier 1865, est un peintre romantique et peintre d&rsquo;histoire fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"180\" height=\"231\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/36d_eugene_deveria.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1621\" style=\"width:210px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><a><\/a><strong>Eug\u00e8ne Dev\u00e9ria<\/strong> montre des dispositions pr\u00e9coces pour le dessin et son fr\u00e8re Achille le fait d\u2019abord entrer aux Beaux-Arts, o\u00f9 il \u00e9tudie sous la direction de Girodet et de Lethi\u00e8re, puis prend lui-m\u00eame en main la formation de son cadet.<br>Les premiers envois d\u2019Eug\u00e8ne Dev\u00e9ria au Salon datent de 1824, ils y sont peu remarqu\u00e9s. En 1827 par contre, son tableau monumental de La Naissance de Henri IV est un v\u00e9ritable triomphe. Eug\u00e8ne Dev\u00e9ria qui fr\u00e9quente assid\u00fbment Victor Hugo depuis 1824 avec son fr\u00e8re Achille, s\u2019est inspir\u00e9 pour le sujet de son tableau d\u2019une nouvelle d\u2019Abel Hugo, fr\u00e8re de Victor, parue dans le Conservateur Litt\u00e9raire en 1820.<br>Eug\u00e8ne Dev\u00e9ria fut un des plus beaux espoirs du romantisme naissant&#8230; Nul d\u00e9but ne fut plus brillant et ne fit de telles promesses. On put croire justement, quand fut expos\u00e9e la Naissance de Henri IV, que la France allait avoir son Paul V\u00e9ron\u00e8se et qu\u2019un grand coloriste nous \u00e9tait venu. L\u2019artiste qui commen\u00e7ait par ce coup de ma\u00eetre avait vingt-deux ans \u00e0 peine&#8230;, \u00e9crit Th\u00e9ophile Gautier en 1874 dans son Histoire du romantisme.<br>\u00c0 la suite de succ\u00e8s, le jeune peintre re\u00e7oit de nombreuses commandes officielles : un tableau pour le plafond pour le Louvre Puget pr\u00e9sentant son Milon de Crotone \u00e0 Louis XIV, des portraits de personnages historiques pour le mus\u00e9e de l\u2019Histoire de France que Louis-Philippe veut cr\u00e9er \u00e0 Versailles ; il participe au chantier de l\u2019\u00e9glise de Notre-Dame de Lorette \u00e0 Paris, \u00e0 celui de Foug\u00e8res en Bretagne\u2026 Mais le triomphe de 1827 ne se renouvelant pas, il accepte en 1838 la proposition de quitter la capitale pour Avignon o\u00f9 on lui propose de refaire tout le d\u00e9cor peint de la cath\u00e9drale Notre-Dame des Doms. L\u2019ampleur de la t\u00e2che, l\u2019insalubrit\u00e9 des lieux et une dramatique inondation o\u00f9 il manque p\u00e9rir avec sa famille \u00e9puisent le peintre qui, malade, affaibli, quitte la ville papale pour se r\u00e9tablir en B\u00e9arn. En 1841, gu\u00e9ri, il s\u2019installe d\u00e9finitivement \u00e0 Pau o\u00f9 il restera jusqu\u2019\u00e0 sa mort en 1865.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Dev\u00e9ria fut, lui aussi, un h\u00f4te de Mme P\u00e8legrin, dans sa maison \u00ab\u00a0Le Clos\u00a0\u00bb, vers 1835, m\u00eame si ce fut plus souvent celle-ci qui se rendit en son atelier parisien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>VIOLLET-LE-DUC<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"180\" height=\"224\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/46b_viollet_le_duc.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1622\" style=\"width:221px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Eug\u00e8ne Emmanuel <a><\/a><strong>Viollet-le-Duc<\/strong> est un architecte fran\u00e7ais n\u00e9 le 27 janvier 1814 \u00e0 Paris (1 rue Chabanais) et mort le 17 septembre 1879 \u00e0 Lausanne.<br>En 1834, il devient professeur suppl\u00e9ant de composition et d\u2019ornement \u00e0 la \u00ab petite \u00e9cole \u00bb de dessin (ancienne \u00c9cole royale gratuite de dessin, qui devint plus tard l&rsquo;\u00c9cole nationale sup\u00e9rieure des arts d\u00e9coratifs).<br>Le 12 mars 1836, Eug\u00e8ne Viollet-le-Duc part faire un voyage d&rsquo;\u00e9tudes de 18 mois en Italie. \u00c0 son retour, il entre au Conseil des b\u00e2timents civils comme auditeur, et est nomm\u00e9 sous-inspecteur des travaux de l\u2019h\u00f4tel des Archives du royaume5.<br>Parall\u00e8lement, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1830, un mouvement de restauration du patrimoine m\u00e9di\u00e9val apparut en France. Prosper M\u00e9rim\u00e9e devenu inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des Monuments historiques, demanda \u00e0 Viollet-le-Duc, l&rsquo;architecte \u2014 il avait boud\u00e9 les Beaux-Arts \u2014 de restaurer la basilique de V\u00e9zelay en 1840 et la coll\u00e9giale de Clamecy. Ce travail marqua le commencement d&rsquo;une longue s\u00e9rie de restaurations, dont les plus connues sont la cit\u00e9 de Carcassonne, la cath\u00e9drale Notre-Dame de Paris en 1843 avec Jean-Baptiste-Antoine Lassus. Viollet-le-Duc doit beaucoup \u00e0 cet architecte et historien de l\u2019architecture et des arts d\u00e9coratifs du Moyen \u00c2ge dont l&rsquo;\u00e9glise Saint-Jean-Baptiste de Belleville est l&rsquo;\u0153uvre la plus achev\u00e9e. Viollet-le-Duc travaillera aussi sur les ch\u00e2teaux de Roquetaillade, de Coucy et de Pierrefonds.<br>Parall\u00e8lement \u00e0 ses travaux, il occupera divers postes :<br>Chef du Bureau des monuments historiques (en 1846) ;<br>Membre de la Commission des arts et \u00e9difices religieux (en 1848) ;<br>Membre de la Commission sup\u00e9rieure de perfectionnement des Manufactures nationales de S\u00e8vres, Gobelins et Beauvais (en 1849) ;<br>Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral des \u00c9difices dioc\u00e9sains (1853) ;<br>Architecte des \u00c9difices dioc\u00e9sains (en 1857) ;<br>Membre de la Commission des monuments historiques (en 1860) ;<br>En 1863, il devint professeur d\u2019histoire de l\u2019art et d\u2019esth\u00e9tique \u00e0 l\u2019\u00c9cole des beaux-arts (la premi\u00e8re chaire o\u00f9 figuraient explicitement les mots \u00ab histoire de l\u2019art \u00bb, discipline dont il fut un des fondateurs en France).<br>En 1874, il est charg\u00e9 de la r\u00e9novation de la Cath\u00e9drale de Lausanne en Suisse. Ce sera pour lui son dernier chantier de restauration, puisqu&rsquo;il mourut dans la ville en 1879, et y est inhum\u00e9 au cimeti\u00e8re du Bois-de-Vaux.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Vers 1865, Viollet Le Duc aurait accompagn\u00e9 Prosper M\u00e9rim\u00e9e, alors inspecteur des Monuments historiques, \u00e0 Pr\u00e9cy. Il serait \u00e0 l&rsquo;origine de la construction du petit portail (fa\u00e7ade nord) et du grand portail avec ses serviettes gothiques (c\u00f4t\u00e9 ch\u00e2teau). Il aurait \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 la restauration du ch\u00e2teau, voire \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification du ch\u00e2teau de la Tour du Moulin.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>JEAN MARAIS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"284\" height=\"420\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p141_Jean_Marais-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1624\" style=\"width:225px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p141_Jean_Marais-1.jpg 284w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p141_Jean_Marais-1-203x300.jpg 203w\" sizes=\"auto, (max-width: 284px) 100vw, 284px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Jean Alfred Villain-Marais, dit <a><\/a><strong>Jean Marais<\/strong>, est un acteur fran\u00e7ais, n\u00e9 le 11 d\u00e9cembre 1913 \u00e0 Cherbourg, mort le 8 novembre 1998 \u00e0 Cannes.<br>Sa rencontre avec Jean Cocteau en 1937 marque le v\u00e9ritable lancement de sa carri\u00e8re. Le cin\u00e9aste et dramaturge tombe amoureux du jeune acteur, qui est son amant, puis son ami jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 1963. Cocteau lui \u00e9crit rapidement une pi\u00e8ce sur mesure : Les Parents terribles (1938), qui lui donne la reconnaissance de la profession. En 1943, il joue un Tristan moderne dans L&rsquo;\u00c9ternel Retour de Jean Delannoy. Il devient l&rsquo;idole de sa g\u00e9n\u00e9ration.<br>\u00c0 la fin de la Seconde Guerre mondiale, Cocteau \u00e9crit pour lui La Belle et la B\u00eate, un film tr\u00e8s difficile \u00e0 tourner, et auquel personne ne croit. Marais entre alors dans la l\u00e9gende. En 1946, il joue dans la pi\u00e8ce L&rsquo;Aigle \u00e0 deux t\u00eates de Cocteau, puis en 1949, dans l&rsquo;un des plus c\u00e9l\u00e8bres films de Jean Cocteau, Orph\u00e9e.<br>Il tourne aupr\u00e8s des plus grandes vedettes f\u00e9minines : Les Chouans avec Madeleine Robinson, Ruy Blas avec Danielle Darrieux, Aux yeux du souvenir o\u00f9 il retrouva Jean Delannoy avec Mich\u00e8le Morgan.<br>Dans les ann\u00e9es 1950, il s&rsquo;\u00e9loigne de Cocteau. Il tourne pour de grands cin\u00e9astes dont Luchino Visconti, Jean Renoir, Sacha Guitry.<br>1954 est l&rsquo;ann\u00e9e de son plus grand succ\u00e8s en salle avec Le Comte de Monte Cristo seconde adaptation par Robert Vernay du roman d&rsquo;Alexandre Dumas.<br>En 1959, il tourne une derni\u00e8re fois avec Jean Cocteau, Le Testament d&rsquo;Orph\u00e9e dans lequel il joue \u0152dipe. Marais quitte Cocteau pour un danseur. Jean Cocteau d\u00e9c\u00e8de en 1963.<br>En 1959, Andr\u00e9 Hunebelle lui propose de tourner Le Bossu avec Bourvil. C&rsquo;est le d\u00e9but d&rsquo;une nouvelle carri\u00e8re. Il tourne Le Capitan toujours avec Bourvil et Andr\u00e9 Hunebelle puis une s\u00e9rie de films de cape et d&rsquo;\u00e9p\u00e9e comme Le Capitaine Fracasse de Pierre Gaspard-Huit en 1961 ou encore Le Masque de Fer d&rsquo;Henri Decoin en 1962.<br>Il conna\u00eet un nouveau succ\u00e8s avec la s\u00e9rie des Fant\u00f4mas (1964-1966). Mais bien que le public afflue dans les salles et que le nombre d&rsquo;entr\u00e9es s&rsquo;envole, Marais estime que ces films n&rsquo;ont pas le prestige des pr\u00e9c\u00e9dents. Il d\u00e9cide alors que le cin\u00e9ma est fini pour lui, il se retire au th\u00e9\u00e2tre.<br>En 1970, Jacques Demy lui offre son dernier grand r\u00f4le dans Peau d&rsquo;\u00e2ne dans lequel il donne la r\u00e9plique \u00e0 Catherine Deneuve. En 1973, il retrouve le succ\u00e8s pour sa derni\u00e8re collaboration avec Andr\u00e9 Hunebelle dans Joseph Balsamo.<br>Jean Marais se retire dans les Alpes-Maritimes, d&rsquo;abord \u00e0 Cabris o\u00f9 il passe une quinzaine d&rsquo;ann\u00e9es puis \u00e0 Vallauris o\u00f9 il pratique la poterie, la sculpture et le th\u00e9\u00e2tre. Comme sculpteur, il r\u00e9alise, entre autres, une \u00e9vocation du Passe-murailles qui est install\u00e9e \u00e0 Montmartre devant la maison o\u00f9 habitait Marcel Aym\u00e9, auteur de la nouvelle \u00e9ponyme.<br>Jean Marais meurt \u00e0 Cannes le 8 novembre 1998. Il est enterr\u00e9 dans le petit cimeti\u00e8re de Vallauris, la ville des potiers, o\u00f9 il a pass\u00e9 les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, il est venu \u00e0 Pr\u00e9cy rendre visite \u00e0 M Pastor qui avait r\u00e9uni des amis potiers. Il a alors rencontr\u00e9 le p\u00e8re Carlos Speybroeck avec qui il a pu discuter de sujets de soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>GEORGES ROUAULT<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"133\" height=\"174\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p_georges_rouault2-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1625\" style=\"width:159px;height:auto\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Georges Henri Rouault<\/strong> (Paris, 27 mai 1871 \u2013 Paris, 13 f\u00e9vrier 1958) est un peintre et graveur fran\u00e7ais.<br>\u00c0 quatorze ans, Georges Rouault devient apprenti chez un peintre de vitraux&nbsp; : \u00c9mile Hirsch et suit les cours du soir de l&rsquo;\u00c9cole nationale sup\u00e9rieure des arts d\u00e9coratifs. Employ\u00e9 par le m\u00eame Hirsch de 1887 \u00e0 1890, puis en 1891, il entre \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des Beaux-Arts de Paris dans l&rsquo;atelier de Delaunay et, au d\u00e9c\u00e8s de ce dernier, int\u00e8gre l&rsquo;atelier de Gustave Moreau. Il participe \u00e0 deux reprises au concours du prix de Rome, sans succ\u00e8s la premi\u00e8re fois en 1893 avec Samson tournant la meule pour lequel il obtient le prix Chenavard en 1894 et, en 1895, avec J\u00e9sus parmi les Saintes femmes o\u00f9 il obtiendra le prix Th. Fortin d&rsquo;Ivry.<br>En 1898 il est nomm\u00e9, selon les v\u0153ux du ma\u00eetre, conservateur du mus\u00e9e Gustave Moreau, \u00e0 Paris, qui vient de s&rsquo;ouvrir.<br>Avec les peintres Henri Matisse et Albert Marquet, Georges Rouault fonde le Salon d&rsquo;automne en 1903. Georges Rouault aborde des th\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 une observation critique de la soci\u00e9t\u00e9&nbsp; : juges, avocats, salles d\u2019audience, mis\u00e9reux, \u00e9migr\u00e9s, fugitifs, sont autant le reflet d&rsquo;une r\u00e9volte face \u00e0 la mis\u00e8re humaine qu&rsquo;un pr\u00e9texte \u00e0 des recherches sur les formes et les couleurs.<br>Il fait la connaissance de L\u00e9on Bloy en 1904 dont l&rsquo;\u0153uvre le touche profond\u00e9ment et de fa\u00e7on durable. C&rsquo;est entre 1906 et 1907 qu&rsquo;il commence \u00e0 peindre des c\u00e9ramiques.<br>Profond\u00e9ment catholique, il reconna\u00eet dans cette humanit\u00e9 souffrante le visage du Christ qu\u2019il recherche dans de nombreuses toiles \u00e9voquant sa Passion, \u00e0 l&rsquo;exemple du tableau Le Christ bafou\u00e9 par les soldats (1932).<br>D\u00e8s 1910, les collectionneurs et les marchands reconnaissent la grande force de son \u0153uvre (notamment Ambroise Vollard, qui en 1917 lui ach\u00e8te l&rsquo;ensemble des toiles de son atelier, soit 770 \u0153uvres, et Maurice Girardin). C&rsquo;est en 1917 qu&rsquo;il se lance dans la gravure.<br>Georges Rouault br\u00fble 315 de ses tableaux en 1948 en pr\u00e9sence d&rsquo;un huissier. Il arr\u00eate de peindre en 1957. \u00c0 sa mort, en 1958, le gouvernement fran\u00e7ais d\u00e9cide de lui faire des obs\u00e8ques nationales en l&rsquo;\u00e9glise Saint-Germain-des-Pr\u00e9s.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<p>S&rsquo;il n&rsquo;est pas venu en personne \u00e0 Pr\u00e9cy, son art est tr\u00e8s pr\u00e9sent dans l&rsquo;\u00e9glise car ses dessins sont \u00e0 l&rsquo;origine des vitraux mis en place en 1958 par le maitre-verrier Bernard Gilbert.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>RONSARD Pierre de Ronsard (n\u00e9 en septembre 1524 au Ch\u00e2teau de la Poissonni\u00e8re, pr\u00e8s du village de Couture-sur-Loir en Vend\u00f4mois et mort le 27 d\u00e9cembre 1585 au Prieur\u00e9 de Saint-Cosme en Touraine), est un des po\u00e8tes fran\u00e7ais les plus importants du XVIe si\u00e8cle.\u00ab Prince des po\u00e8tes et po\u00e8te des princes \u00bb, Pierre de Ronsard est [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1608","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1608","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1608"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1608\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1627,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1608\/revisions\/1627"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1608"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1608"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1608"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}