{"id":274,"date":"2024-08-05T10:25:38","date_gmt":"2024-08-05T08:25:38","guid":{"rendered":"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/?p=274"},"modified":"2024-08-15T15:12:10","modified_gmt":"2024-08-15T13:12:10","slug":"la-famille-des-montmorency","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/2024\/08\/05\/la-famille-des-montmorency\/","title":{"rendered":"La famille des MONTMORENCY"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"220\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/07d_Blason_Mathieu_II_de_Montmorency_svg-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-276\" style=\"width:170px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Blason des Montmorency<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><br>Cette illustre famille fran\u00e7aise fut la plus c\u00e9l\u00e8bre de France apr\u00e8s la maison royale. Les Montmorency furent seigneurs de l&rsquo;Ile-de-France proches des rois d\u00e8s le X\u00e8me si\u00e8cle et, \u00e0 cette \u00e9poque, descendants de Charlemagne par les femmes.<br>Parmi les nombreuses branches de cette famille, il y eut six conn\u00e9tables, douze mar\u00e9chaux de France, quatre amiraux et vice-amiraux, plusieurs cardinaux et pr\u00e9lats et une ma\u00eetresse d&rsquo;Henri IV, la belle Fosseuse. La branche qui int\u00e9resse Pr\u00e9cy est celle de Montmorency-Bouteville et Montmorency-Luxembourg. En 1594, Louis de Montmorency, seigneur de Bouteville, Pr\u00e9cy, Blaincourt et Bonqueval, Chevalier de l&rsquo;ordre du roi, fut bailli et gouverneur de Senlis, vice-amiral de France. Il \u00e9pousa le 4 octobre 1593 Charlotte, Catherine de Lusse (Luxe) n\u00e9e de Charles, comte de Lusse en Basse Navarre et de Claude de Saint-Gelais, fille de Louis de Saint-Gelais. Ce dernier \u00e9tait un fils b\u00e2tard du roi Fran\u00e7ois Ier, avec Jacquette de Lansac. Louis de Saint-Gelais de Lusignan \u00e9tait seigneur de Lansac, Pr\u00e9cy, Blaincourt et Bonqueval. Il mourut au ch\u00e2teau de Pr\u00e9cy peu de temps apr\u00e8s l&rsquo;assassinat de Henri III, le 5 octobre 1589, et fut inhum\u00e9 dans le caveau familial en l&rsquo;\u00e9glise de Pr\u00e9cy. Sa veuve lui surv\u00e9cut jusqu&rsquo;en 1594 et l\u00e9gua tous ses biens \u00e0 la petite-belle-fille, Charlotte de Lusse qui venait de se marier avec Louis de Montmorency. C&rsquo;est ainsi que la seigneurie de Pr\u00e9cy passa \u00e0 la maison des Montmorency.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"562\" height=\"650\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/louis_xiii.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-278\" style=\"width:197px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/louis_xiii.jpg 562w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/louis_xiii-259x300.jpg 259w\" sizes=\"auto, (max-width: 562px) 100vw, 562px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Louis XIII<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>De ce mariage naquirent cinq enfants, trois gar\u00e7ons, puis deux filles. A sa mort, en 1615, son fils a\u00een\u00e9 Henri devait succ\u00e9der \u00e0 son fr\u00e8re Louis. Il \u00e9tait bailli et gouverneur de Senlis en 1614 et mourut l&rsquo;ann\u00e9e suivante sans laisser de descendance. Son fr\u00e8re, Fran\u00e7ois de Montmorency, comte de Bouteville, devint alors \u00e0 son tour en 1616 bailli et gouverneur de Senlis. En 1617, alors qu&rsquo;il avait 17 ans, il \u00e9pousa Elisabeth-Ang\u00e9lique de Vienne qui avait dix ans. Elle \u00e9tait la fille de Jean de Vienne, pr\u00e9sident de la Chambre des Comptes de Paris.<br>Fran\u00e7ois de Bouteville habitait le quartier de Saint-Eustache dans une d\u00e9pendance de l&rsquo;Abbaye de Royaumont, mais fit de nombreux s\u00e9jours dans son ch\u00e2teau de Pr\u00e9cy en Isle-de-France. Il \u00e9tait c\u00e9l\u00e8bre pour sa fougue et son esprit vif et querelleur. Il \u00e9tait pris de folie pour le duel et avait la riposte rapide, tant avec la dague qu&rsquo;avec l&rsquo;\u00e9p\u00e9e. A vingt quatre ans, il avait d\u00e9j\u00e0 dix neuf duels \u00e0 son actif. L&rsquo;ann\u00e9e de ses vingt cinq ans, il tua quatorze gentilshommes en duel. Or, le duel \u00e9tait interdit en vertu des \u00e9dits royaux de Louis XIII. Toutes ses audacieuses infractions \u00e0 la loi rest\u00e8rent longtemps impunies. Le comte de Bouteville savait qu&rsquo;il avait de solides protections. Un jour, cependant, le roi ordonna de s\u00e9vir. Averti, Bouteville rassembla deux cents amis, tous arm\u00e9s jusqu&rsquo;aux dents, et quitta Paris en plein jour pour se r\u00e9fugier aux Pays-Bas o\u00f9 il prit du service dans l&rsquo;arm\u00e9e du Prince Maurice de Nassau. Le parlement le d\u00e9clara \u00ab <em>d\u00e9chu des privil\u00e8ges de noblesse, ignoble, roturier et inf\u00e2me<\/em> \u00bb et le condamna par contumace \u00ab<em> \u00e0 \u00eatre pendu et \u00e9trangl\u00e9 \u00e0 une potence crois\u00e9e en place de Gr\u00e8ve, son corps port\u00e9 \u00e0 Montfaucon, ses maisons d\u00e9molies et ras\u00e9es, les arbres de ses propri\u00e9t\u00e9s coup\u00e9s par le milieu<\/em> \u00bb.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"180\" height=\"268\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p24_marechal_Francois-de-bassompierre.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-280\" style=\"width:175px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Fran\u00e7ois de Bassompierre<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Tout cela resta sans effet. L&rsquo;ann\u00e9e suivante, le si\u00e8ge de Br\u00e9da \u00e9tant termin\u00e9, Bouteville revint \u00e0 Paris. On ferma les yeux sur ses crimes. A peine de retour, voil\u00e0 qu&rsquo;une querelle \u00e9clata entre lui et le comte de Torigny. Bouteville re\u00e7ut de Torigny un coup d&rsquo;\u00e9p\u00e9e en pleine poitrine mais riposta aussit\u00f4t et tua son ennemi. Puis il s&#8217;empressa de se retirer quelque temps dans son ch\u00e2teau de Pr\u00e9cy, le temps de faire oublier l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement. Peu de temps apr\u00e8s, eut lieu un autre duel contre un certain La Fr\u00e8te qui l&rsquo;avait provoqu\u00e9. L&rsquo;\u00e9cuyer de Bouteville y fut tu\u00e9 sur place. De nouveau, il se retira \u00e0 Pr\u00e9cy. Le roi ordonna le mar\u00e9chal Bassompierre d&rsquo;arr\u00eater Bouteville et de l&rsquo;amener sous bonne garde \u00e0 Paris. Trois compagnies de suisses partirent en pleine nuit vers Pr\u00e9cy. Bassompierre investit le ch\u00e2teau et trouva la place vide. L&rsquo;oiseau s&rsquo;\u00e9tait \u00e9chapp\u00e9 pour se r\u00e9fugier \u00e0 Bruxelles o\u00f9 une des filles d&rsquo;honneur de l&rsquo;infante Archiduchesse \u00e9tait une Montmorency. Il fut agr\u00e9ablement accueilli jusqu&rsquo;au jour o\u00f9 l&rsquo;Archiduchesse, avertie par son neveu, le roi de France, ordonna de l&rsquo;arr\u00eater, lui et son ami. Elle exigea de Bouteville de promettre de ne jamais se battre sur ses terres. La chose fut entendue et une r\u00e9conciliation solennelle fut organis\u00e9e par l&rsquo;Archiduchesse. Les ennemis s&#8217;embrass\u00e8rent et firent serment de ne plus parler de l&rsquo;affaire et de ne plus se provoquer. C&rsquo;\u00e9tait mal conna\u00eetre l&rsquo;orgueil de Bouteville. La s\u00e9ance de r\u00e9conciliation \u00e0 peine termin\u00e9e, il donna libre cours \u00e0 son irr\u00e9sistible d\u00e9sir de relever l&rsquo;insulte. Il quitta les Pays-Bas et gagna la Cour du duc de Lorraine \u00e0 Nancy.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"362\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p25_Richelieu_par_Ph_de_Champaigne.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-282\" style=\"width:166px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p25_Richelieu_par_Ph_de_Champaigne.jpg 250w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p25_Richelieu_par_Ph_de_Champaigne-207x300.jpg 207w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le cardinal Richelieu<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>De l\u00e0, il provoqua son ennemi. Bouteville et Bussy r\u00e9gl\u00e8rent leurs comptes par un duel \u00e0 Paris. Apr\u00e8s cela, il s&rsquo;enfuit \u00e0 Vitry-le-Brul\u00e9. Le roi lan\u00e7a le Grand Pr\u00e9v\u00f4t de France \u00e0 Pr\u00e9cy pour l&rsquo;arr\u00eater, mais on eut beau fouiller le ch\u00e2teau et les environs, Bouteville \u00e9tait parti. Averti par la m\u00e8re de Bussy, qui \u00e9tait mort au cours du duel, Bouteville fut surpris dans son sommeil et conduit en prison.<br>Gaston d&rsquo;Orl\u00e9ans, le fr\u00e8re du roi, tr\u00e8s li\u00e9 \u00e0 Fran\u00e7ois de Bouteville, prit sa d\u00e9fense. Les amis et les parents de la maison de Montmorency en firent autant. Le 3 juin, au moment o\u00f9 le roi sortait de la messe, la Comtesse de Bouteville se jeta \u00e0 ses pieds et le supplia d&rsquo;\u00e9pargner le sang de son \u00e9poux. Louis XIII passa sans tourner le visage. D&rsquo;autres tentatives de la part du Prince de Cond\u00e9, du duc de Montmorency, des ducs d&rsquo;Angoul\u00eame et de Ventadour ne chang\u00e8rent rien \u00e0 la d\u00e9cision du roi. Richelieu d\u00e9clara que l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de l&rsquo;Etat exigeait un exemple \u00e9clatant. Bouteville envoya une lettre au roi pour exprimer son repentir. La comtesse de Bouteville, enceinte de trois mois, fit une derni\u00e8re d\u00e9marche. Au rendez-vous, accabl\u00e9e de douleur elle tomba sur le plancher devant Louis XIII. Il sembla \u00e9mu et d\u00e9clara : \u00ab <em>Leur perte m&rsquo;est aussi sensible qu&rsquo;\u00e0 vous, mais ma conscience me d\u00e9fend de pardonner<\/em> \u00bb.<br>Le 21 juin 1627, Bouteville gravit les marches de l&rsquo;\u00e9chafaud en place de Gr\u00e8ve. Sa mort ne changea pas les moeurs. Au contraire, apr\u00e8s un court r\u00e9pit, les duels redoubl\u00e8rent en nombre.<br>Les archives paroissiales de Pr\u00e9cy attestent que son c\u0153ur a \u00e9t\u00e9 enferm\u00e9 dans un c\u0153ur de plomb portant l&rsquo;inscription \u00ab <em>le coeur de Monsieur le Comte de Bouteville<\/em> \u00bb Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 dans le caveau de l&rsquo;\u00e9glise o\u00f9 sa veuve venait souvent se recueillir.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"217\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/07f_echafaud_place_greve.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-284\" style=\"width:288px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L&rsquo;\u00e9chafaud en place de Gr\u00e8ve<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Moins de sept mois apr\u00e8s la mort de Bouteville, naquit son fils qu&rsquo;on nomma \u00ab Fran\u00e7ois \u00bb comme son p\u00e8re. Les registres paroissiaux pr\u00e9cisent qu&rsquo;il est \u00ab <em>n\u00e9 le 8 janvier 1628 au ch\u00e2teau de Pr\u00e9cy et a \u00e9t\u00e9 baptis\u00e9 le 21 janvier suivant en l&rsquo;\u00e9glise coll\u00e9giale de Saint-Pierre et Saint Paul de Pr\u00e9cy.<\/em>.. \u00bb. Son \u00e9tat ch\u00e9tif et maladif fut la cause du bapt\u00eame tardif, car \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, on baptisait habituellement le jour m\u00eame de la naissance. Fran\u00e7ois et ses deux soeurs furent \u00e9lev\u00e9s au ch\u00e2teau de Pr\u00e9cy.<br>Le chef de la maison ducale des Montmorency, mar\u00e9chal et amiral de France, ayant suivi dans sa r\u00e9volte Gaston d&rsquo;Orl\u00e9ans, fr\u00e8re du roi, fut arr\u00eat\u00e9 et condamn\u00e9 \u00e0 mort le 30 octobre 1632. Par testament, il avait l\u00e9gu\u00e9 une large part de sa fortune et de ses seigneuries \u00e0 Fran\u00e7ois de Montmorency, comte de Bouteville, seigneur de Pr\u00e9cy, mais la sentence capitale entra\u00eenant la suppression du testament et la confiscation des biens au profit de la couronne de France, le parlement an\u00e9antit ce legs.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"417\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p24_Gaston_de_France_1634_duc_d_orleans.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-285\" style=\"width:170px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p24_Gaston_de_France_1634_duc_d_orleans.jpg 250w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p24_Gaston_de_France_1634_duc_d_orleans-180x300.jpg 180w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le Duc d&rsquo;Orl\u00e9ans<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Louis XIII, pris de compassion, refusa d&rsquo;user de cette pr\u00e9rogative et restitua la succession aux soeurs du condamn\u00e9. Le lot le plus consid\u00e9rable \u00e9chut \u00e0 Charlotte de Montmorency, princesse de Cond\u00e9. L&rsquo;amiti\u00e9 de cette princesse avec Madame de Bouteville fit en sorte que l&rsquo;indignation des Cond\u00e9 se transforma en prodigalit\u00e9s envers la jeune veuve.<br>Fran\u00e7ois avait un physique disgracieux, un corps malingre \u00ab <em>qu&rsquo;achevait, dit Saint Simon, de d\u00e9poser une bosse, m\u00e9diocre par devant, mais tr\u00e8s grosse et pointue par derri\u00e8re avec tout le reste de l&rsquo;accompagnement ordinaire des bossus<\/em> \u00bb. La beaut\u00e9 l\u00e9gendaire des Montmorency lui avait \u00e9chapp\u00e9, mais de toute sa difformit\u00e9 se d\u00e9gageait une ind\u00e9niable s\u00e9duction. \u00ab <em>Son visage respirait la gr\u00e2ce et ses mani\u00e8res raffin\u00e9es l&rsquo;ornaient de charme et de galanterie<\/em> \u00bb.<br>C&rsquo;est sous l&rsquo;aile de la princesse de Cond\u00e9, entour\u00e9 d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 incomparable de beaux esprits et de grands du royaume, que s&rsquo;\u00e9coula la plus grande partie de la jeunesse de Fran\u00e7ois. Le ch\u00e2teau de Chantilly n&rsquo;avait pour lui aucun secret.<br>A sept ans, Madame de Bouteville conduisit son fils \u00e0 la Cour pour le pr\u00e9senter au roi. Le prince de Cond\u00e9, autrefois tr\u00e8s ami avec son p\u00e8re, d\u00e9clara qu&rsquo;il \u00ab <em>se ferait un plaisir d&rsquo;\u00e9lever ce dernier rejeton d&rsquo;une famille qui lui avait \u00e9t\u00e9 si ch\u00e8re<\/em> \u00bb. Le roi consentit et Cond\u00e9 l&#8217;emmena chez lui, le fit instruire et \u00e9lever avec tous les soins imaginables, lui faisant particuli\u00e8rement enseigner l&rsquo;art de monter \u00e0 cheval et de manier les armes.<br>A dix sept ans, le jeune Bouteville tomba amoureux de la marquise de Gouville. \u00ab <em>L&rsquo;incarnat vermeil de son teint, l&rsquo;\u00e9clat de ses yeux noirs, les longues boucles soyeuses de ses cheveux d&rsquo;\u00e9b\u00e8ne excitaient l&rsquo;admiration de tous ceux qui la voyaient<\/em> \u00bb.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"310\" height=\"200\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p26_chateau_chantilly.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-287\" style=\"width:282px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p26_chateau_chantilly.jpg 310w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p26_chateau_chantilly-300x194.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 310px) 100vw, 310px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Ch\u00e2teau de Chantilly<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9clat de l&rsquo;esprit de Bouteville et ses mani\u00e8res pleines de gr\u00e2ce firent oublier les torts de son physique. Il lui fit une cour discr\u00e8te mais assidue. La marquise le rechercha de plus en plus \u00ab <em>pour ses flatteries et ses compliments<\/em> \u00bb. Qu&rsquo;on le surnomme \u00ab le bossu \u00bb ne la g\u00eanait nullement. \u00ab <em>L&rsquo;Amour rend aveugle<\/em> \u00bb et les amoureux s&rsquo;\u00e9chappaient souvent au ch\u00e2teau de Pr\u00e9cy o\u00f9 ils s&rsquo;abandonnaient l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre \u00ab <em>\u00e0 s&rsquo;\u00e9terniser en baisers br\u00fblants<\/em> \u00bb.<br>Le ch\u00e2teau de Pr\u00e9cy, \u00e0 l&rsquo;abandon depuis le d\u00e9part de la m\u00e8re de Bouteville s&rsquo;\u00e9levait dans un \u00e9cran de verdure. \u00ab <em>Son parc qui le s\u00e9parait du village \u00e9tait renomm\u00e9 pour l&rsquo;\u00e2ge et la magnificence des diff\u00e9rentes esp\u00e8ces d&rsquo;arbres. Une roseraie aux innombrables fleurs multicolores et odorif\u00e9rantes faisait l&rsquo;admiration des invit\u00e9s<\/em> \u00bb. L&rsquo;air y \u00e9tait pur et temp\u00e9r\u00e9, la rivi\u00e8re et les bois y entretenaient au plus fort de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 une sorte de fra\u00eecheur. Tout alentour s&rsquo;\u00e9tendaient des plaines fertiles, champs de bl\u00e9 ou vertes prairies sem\u00e9es de bouquets d&rsquo;arbres centenaires qui se reliaient de proche en proche, aux masses \u00e9paisses et sombres de la for\u00eat de Chantilly. \u00ab<em> Bouteville et sa marquise s&rsquo;\u00e9tendaient tout le jour au bord de l&rsquo;eau claire et profonde de l&rsquo;Oise, qui coulait avec une douceur endormie au pied d&rsquo;un rempart de collines servant d&rsquo;abri contre de vent du nord<\/em> \u00bb.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"299\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p27_leGrand-conde-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-289\" style=\"width:181px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le Grand Cond\u00e9<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Ils vivaient une passion violente et grandissante jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 Bouteville se ravisa et mod\u00e9ra les chevauch\u00e9es qu&rsquo;il faisait avec sa belle dans les sous-bois. Ils s&rsquo;\u00e9loign\u00e8rent de moins en moins de Paris et bient\u00f4t Pr\u00e9cy n&rsquo;\u00e9tait plus qu&rsquo;un souvenir. Le caprice se transforma en amiti\u00e9 raisonnable. Cond\u00e9 retira Fran\u00e7ois de la soci\u00e9t\u00e9 mondaine et l&#8217;emmena avec lui comme aide de camp dans ses campagnes guerri\u00e8res. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il s\u00e9journa pendant six ans \u00e0 la Cour des Cond\u00e9s \u00e0 Bruxelles qui \u00e9tait le rendez-vous des princes d\u00e9chus et l&rsquo;asile des proscrits. Les enfants exil\u00e9s de Charles ler d&rsquo;Angleterre y vivaient, ainsi que Charles IV, duc de Lorraine, alors en guerre avec la France. Quelques ann\u00e9es plus tard, Cond\u00e9 arrangea un bon mariage \u00e0 son prot\u00e9g\u00e9 sans emploi ni fortune. Il se trouvait que le duch\u00e9-pairie de Luxembourg, l\u00e9galement transmissible aux femmes, avait pour seule h\u00e9riti\u00e8re Marie-Louise de Brantes. Cette derni\u00e8re avait pris le voile et ne pouvait avoir acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ritage qui restait inutilement en souffrance. Cond\u00e9 obtint une dispense du Pape. Marie Louise de Brantes fut relev\u00e9e de ses v\u0153ux perp\u00e9tuels, devint dame du palais de la reine avec le titre et rang de princesse. On la nomma chanoinesse du chapitre de Poussay pour \u00e9viter toute tentation de mariage. En \u00e9change, elle renon\u00e7a \u00e0 tous ses droits d&rsquo;h\u00e9ritage en faveur de sa cadette Madeleine Charlotte qui devint l&rsquo;\u00e9pouse de Fran\u00e7ois de Bouteville.<br>Au lendemain du mariage, le 17 mars 1661, des lettres patentes du roi pr\u00e9cisaient qu&rsquo;il accordait \u00e0 monsieur Fran\u00e7ois de Montmorency, comte de Bouteville, seigneur de Pr\u00e9cy, Blaincourt et Bonqueval, le transfert de nom, titre et armoiries de Luxembourg. Le nouveau duc de Luxembourg, pair de France, fut re\u00e7u au parlement et pr\u00eata serment le 22 mai 1662 en pr\u00e9sence de Cond\u00e9 et de son fils, le duc d&rsquo;Enghien. Cette s\u00e9ance fut la premi\u00e8re et la derni\u00e8re, car le nouveau duc \u00e9tait en d\u00e9saccord avec ses pairs sur la pr\u00e9s\u00e9ance \u00e0 laquelle il pr\u00e9tendait avoir droit . Non content de l&rsquo;honneur de la duch\u00e9-pairie, il voulait, du dix huiti\u00e8me rang que lui attribuait l&rsquo;anciennet\u00e9, se porter d&#8217;embl\u00e9e au second, imm\u00e9diatement apr\u00e8s le duc d&rsquo;Uz\u00e8s, dont la priorit\u00e9 ne pouvait faire de doute. Fran\u00e7ois de Luxembourg s&rsquo;appuyait sur les lettres du roi qui n&rsquo;avaient pas fait en sa faveur une \u00ab <em>\u00e9rection nouvelle<\/em> \u00bb mais le substituaient simplement au lieu et place de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs dont la pairie datait de 1581. Ce proc\u00e8s de pr\u00e9s\u00e9ance, appel\u00e9 \u00ab <em>l&rsquo;affaire des tabourets<\/em> \u00bb devait sommeiller pendant 32 ans.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"181\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p_chateau_de_Versailles-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-291\" style=\"width:251px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Ch\u00e2teau de Versailles<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Combl\u00e9 d&rsquo;honneurs, Luxembourg vit habituellement dans son splendide domaine de Ligny en Lorraine, o\u00f9 il m\u00e8ne un train de vie quasi royal, entour\u00e9 de son \u00e9pouse et de ses quatre fils, sur qui pleuvent les bienfaits du roi.<br>L&rsquo;\u00e9t\u00e9, il fait des s\u00e9jours prolong\u00e9s \u00e0 Pr\u00e9cy pour jouir des bienfaits de la campagne et des r\u00e9ceptions au ch\u00e2teau de Chantilly. A Paris, il a une r\u00e9sidence dans le vaste et luxueux h\u00f4tel qu&rsquo;il poss\u00e8de rue Saint Honor\u00e9. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il traite des affaires avec les grands et les belles de ce monde, car malgr\u00e9 tous ses efforts, Luxembourg n&rsquo;avait pas r\u00e9ussi \u00e0 se faire admettre \u00e0 la Cour de Versailles. La cour l&rsquo;admire tout en le craignant. Sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 d&rsquo;homme de guerre et de g\u00e9nie qu&rsquo;on lui reconna\u00eet n&rsquo;a pu lui valoir ni l&rsquo;estime ni la sympathie de ses contemporains. Les cruaut\u00e9s exerc\u00e9es autrefois aux Pays Bas et la mal\u00e9diction des peuples ravag\u00e9s attachaient, m\u00eame en France, une sanglante l\u00e9gende \u00e0 son nom.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"507\" height=\"650\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/louvois.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-292\" style=\"width:171px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/louvois.jpg 507w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/louvois-234x300.jpg 234w\" sizes=\"auto, (max-width: 507px) 100vw, 507px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Louvois<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Rien d&rsquo;\u00e9tonnant, de ce fait, \u00e0 ce que le duc de Luxembourg ait suscit\u00e9 la m\u00e9fiance et la suspicion dans \u00ab <em>l&rsquo;affaire des poisons<\/em> \u00bb.<br>Une \u00e9pid\u00e9mie de d\u00e9c\u00e8s suspects amena d\u00e8s 1679 le lieutenant de Police La Reynie \u00e0 placer des mouches &#8211; autrement dit des indicateurs &#8211; dans divers quartiers de Paris. On finit par arr\u00eater la marquise de Brinvilliers, qui avoua tout sous la torture. Comme il s&rsquo;agissait d&rsquo;un complot contre le roi, la marquise fut ex\u00e9cut\u00e9e. Trouver les complices \u00e9tait plus difficile. Paris comptait \u00e0 peu pr\u00e8s quatre cents \u00ab devineresses \u00bb qui faisaient commerce d&rsquo;onguents, poudres, philtres et herbes sophistiqu\u00e9es. Elles proc\u00e9daient \u00e0 des avortements, des messes noires, pr\u00e9disaient l&rsquo;avenir, donnaient des philtres d&rsquo;amour, des talismans, et des secrets pour se d\u00e9barrasser d&rsquo;amants compromettants etc&#8230; Paris vivait sous la crainte et l&rsquo;effroi. Tout le monde soup\u00e7onnait tout le monde. On voyait partout des magiciens, des empoisonneurs, et des supp\u00f4ts de Satan.<br>C&rsquo;est dans ce contexte qu&rsquo;on d\u00e9couvrit que le duc de Luxembourg fr\u00e9quentait les milieux louches o\u00f9 voyantes et magiciens exer\u00e7aient leurs talents et permettaient m\u00eame de parler au Diable.<br>La rencontre fatale eut lieu le 31 janvier 1676. Luxembourg s&rsquo;\u00e9tait rendu chez Madame du Fortet pour rencontrer un personnage qui pr\u00e9tendait dire la bonne aventure et beaucoup d&rsquo;autres choses. Le magicien demanda \u00e0 Luxembourg de consigner sur papier toutes les demandes et questions qu&rsquo;il voulait. Au proc\u00e8s, Luxembourg affirme dans son r\u00e9cit que \u00ab <em>le billet n&rsquo;avait trait qu&rsquo;\u00e0 des affaires de femmes<\/em> \u00bb. Les t\u00e9moignages devaient confirmer qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de \u00ab sottises \u00bb concernant l&rsquo;amour et rien d&rsquo;autre, et que le magicien \u00e9tait \u00ab <em>un fripon qui ne sait rien<\/em> \u00bb. Luxembourg est en campagne lorsque le magicien Lesage est arr\u00eat\u00e9 avec La Voisin. On les avait \u00e9pi\u00e9s depuis de longues semaines.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"286\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/07i_La_voisin_.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-294\" style=\"width:166px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La Voisin<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La Voisin avouera avoir br\u00fbl\u00e9 dans son four ou enterr\u00e9 sous son parterre plus de deux mille nouveau-n\u00e9s. L&rsquo;interrogatoire, les perquisitions se succ\u00e8dent et aboutissent \u00e0 des d\u00e9couvertes d&#8217;empoisonnement et de forfaits en tous genres. La r\u00e9pression va grand train. La Vigoureux, grande criminelle, \u00e9l\u00e8ve de La Voisin est mise \u00e0 la question et meurt au milieu d&rsquo;horribles souffrances. Son acolyte, la femme Bosse, est br\u00fbl\u00e9e vive en place de Gr\u00e8ve. Aucune des sorci\u00e8res n&rsquo;a accus\u00e9 Luxembourg. L&rsquo;\u00e9nigme demeure. Brusquement, Lesage et Lavoisier changent de tactique et accusent le duc de Luxembourg. Ils esp\u00e9raient ainsi sauver leur peau. Le ministre Louvois fut ravi de cette accusation. Esp\u00e9rant pouvoir perdre son ennemi, il demande \u00e0 Lesage d&rsquo;accabler Luxembourg en contrepartie de sa libert\u00e9. Lesage, enferm\u00e9 \u00e0 Vincennes, se pr\u00eate volontiers aux accusations sugg\u00e9r\u00e9es par Louvois.<br>Puis les commissaires, fouillant chez lui, tombent sur le billet sign\u00e9 du nom du mar\u00e9chal de Luxembourg, mais que Lesage avait habilement falsifi\u00e9 et d\u00e9pos\u00e9 de mani\u00e8re \u00e0 le trouver facilement. Le billet porte en effet ni plus ni moins, que Luxembourg se donne au diable.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"180\" height=\"233\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p29_Madame_de_Maintenon.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-296\" style=\"width:185px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Madame de Maintenon<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Luxembourg sollicite la permission de s&rsquo;expliquer avec le roi. La Cour \u00e9tait alors \u00e0 Saint-Germain. Le roi le re\u00e7oit avec bienveillance et lui communique les charges port\u00e9es contre lui. Le mar\u00e9chal affirme que rien n&rsquo;est fond\u00e9 dans ces accusations, et qu&rsquo;il est victime d&rsquo;une machination.<br>Un jour, sans trop savoir pourquoi, &#8211; si ce n&rsquo;est sans doute \u00e0 cause des scrupules religieux du roi &#8211; le duc retrouve les gr\u00e2ces du Roi. Il re\u00e7oit le gouvernement de la Champagne et le Collier de l&rsquo;Ordre du Saint Esprit (1688). Du coup, Madame de Maintenon lui t\u00e9moigne \u00e0 nouveau son amiti\u00e9. Peu de temps apr\u00e8s, Louis XIV le nomme \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;arm\u00e9e des Flandres. Pendant la campagne dans les Flandres, Luxembourg s&rsquo;installa \u00e0 Deynze sur la Lys, \u00e0 quelques lieues de Gand, o\u00f9 se trouvaient les Espagnols. Lorsque les cavaliers fran\u00e7ais d\u00e9bouch\u00e8rent devant les murs de Deynze, la kermesse battait son plein et le peuple \u00e9tait en liesse. \u00ab<em> Les habitants furent tout surpris de voir les gens qui marquaient leur maison avec de la craie et demand\u00e8rent ce que cela voulait dire. On leur r\u00e9pondit que ce n&rsquo;\u00e9tait rien, qu&rsquo;ils pouvaient toujours se divertir et qu&rsquo;il allait venir, pour \u00eatre \u00e0 la f\u00eate, cinquante mille hommes avec soixante pi\u00e8ces de canon<\/em> \u00bb.<br><a href=\"http:\/\/web.archive.org\/web\/20231126162248\/http:\/\/www.histoiredeprecy.com\/histoire-en-images\/les-personnages\/personnages-historiques.html#Duc-Luxembourg\"><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"250\" height=\"316\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/07j_duc_luxembourg.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-297\" style=\"width:217px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/07j_duc_luxembourg.jpg 250w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/07j_duc_luxembourg-237x300.jpg 237w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le Duc de Luxembourg<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les soldats du mar\u00e9chal ont laiss\u00e9 un triste souvenir \u00e0 Deynze. Les vols, le pillage et les incendies se sont multipli\u00e9s au cours de la Campagne. Les d\u00e9pr\u00e9dations op\u00e9r\u00e9es dans les \u00e9glises et les monast\u00e8res ainsi que les violences exerc\u00e9es sur les habitants, provoqu\u00e8rent l&rsquo;indignation du mar\u00e9chal qui exigea r\u00e9paration et restitution. De Deynze, il se dirigea avec ses troupes sur Gand et campa au ch\u00e2teau de Zwijnaerde aux portes de Gand. Il avait r\u00e9quisitionn\u00e9 cette r\u00e9sidence d&rsquo;\u00e9t\u00e9 des \u00e9v\u00eaques de Gand pour s&rsquo;installer avec son \u00e9tat major et y pr\u00e9parer l&rsquo;attaque de l&rsquo;ennemi. Durant cette Campagne, le duc de Luxembourg connut le succ\u00e8s et la victoire. La \u00ab Journ\u00e9e de Fleurus \u00bb est une des plus belles de sa vie. C&rsquo;est l\u00e0 que son g\u00e9nie et son instinct de puissant strat\u00e8ge guerrier \u00e9clata aux yeux de tous. Louis XIV lui confia alors l&rsquo;\u00e9ducation militaire et guerri\u00e8re des deux jeunes princes de son sang, le bien-aim\u00e9 duc du Maine et son neveu le duc de Chartres, Philippe d&rsquo;Orl\u00e9ans, futur r\u00e9gent de France en 1715, qui n&rsquo;\u00e9tait encore qu&rsquo;un enfant.<br>En 1693, deux ans avant sa mort, on relan\u00e7a le proc\u00e8s de Pr\u00e9s\u00e9ance. Le proc\u00e8s \u00e9tait ridicule et haineux. La soif d&rsquo;honneur et de pouvoir des uns et des autres s&rsquo;\u00e9talait au grand jour devant les juges et devant le peuple. Apr\u00e8s d&rsquo;interminables p\u00e9rip\u00e9ties, le duc fit intervenir le roi qui lui avait \u00e0 maintes reprises t\u00e9moign\u00e9 sa satisfaction pour les victoires et les services que le mar\u00e9chal avait donn\u00e9s \u00e0 la France. Aussi le combat juridique finit de proc\u00e9dure en proc\u00e9d\u00e9. La Campagne des Flandres donnant raison au mar\u00e9chal, \u00ab <em>l&rsquo;affaire des tabourets<\/em> \u00bb se termina en queue de poisson.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"240\" height=\"240\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p30_Plaque_ordre_Saint_Esprit.gif\" alt=\"\" class=\"wp-image-298\" style=\"width:216px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Plaque de l&rsquo;Ordre du St Esprit<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le retour glorieux des Flandres est marqu\u00e9 par le souci de l&rsquo;\u00e9tablissement de ses cinq enfants. On aurait dit que l&rsquo;homme sentait venir sa fin, alors qu&rsquo;il \u00e9tait en parfaite sant\u00e9.<br>Son fils a\u00een\u00e9, le duc de Montmorency, veuf de la fille du duc de Chevreuse est riche \u00e0 millions. Son deuxi\u00e8me fils, Thibaud de Luxembourg a \u00e9t\u00e9 pourvu de l&rsquo;abbaye d&rsquo;Ourscamp et de la grande ma\u00eetrise de l&rsquo;Ordre du Saint-Esprit de Montpellier. Le dernier de ses enfants, le chevalier de Luxembourg, le seul qui a, dit-on, h\u00e9rit\u00e9 \u00e0 la fois la bosse et l&rsquo;esprit de son p\u00e8re, n&rsquo;est pas encore en \u00e2ge pour qu&rsquo;on s&rsquo;occupe d&rsquo;une mani\u00e8re pressante de son avenir.<br>Le comte de Luxe, Christian Louis de Montmorency de Luxembourg, a re\u00e7u une grave blessure pendant le combat \u00e0 Neerwinden, ce qui lui donne l&rsquo;espoir d&rsquo;une belle carri\u00e8re. La s\u0153ur du mar\u00e9chal aimait ce neveu et fit en sorte qu&rsquo;avec quarante mille livres de rente et un titre ducal, il puisse se marier avec Marie-Anne de la Tr\u00e9moille.<br>Sa fille Ang\u00e9lique Cun\u00e9gonde, maigrement dot\u00e9e est laide et pas assez jeune, pour \u00eatre \u00e0 marier. Il r\u00e9ussit cependant \u00e0 la marier \u00e0 Louis de Soissons, comte de Dunois, prince de Neufch\u00e2tel, au prix de quelques sacrifices&#8230;<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"390\" height=\"584\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/bourdaloue.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-300\" style=\"width:171px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/bourdaloue.jpg 390w, https:\/\/histoiredeprecy.com\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/bourdaloue-200x300.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Louis Bourdaloue<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Peu de temps apr\u00e8s ces arrangements et mariages, le mar\u00e9chal, qui \u00e9tait \u00e0 Versailles dans son appartement, fut pris de frissons et de fi\u00e8vre. Son m\u00e9decin diagnostique une inflammation du poumon. Le roi lui envoie son m\u00e9decin personnel, qui confirme qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien d&rsquo;une \u00ab pluripulmonie avec abc\u00e8s dans la poitrine \u00bb (pleur\u00e9sie purulente). Il pratique une saign\u00e9e, puis quatre autres les jours suivants. Le mar\u00e9chal r\u00e9clame alors le P\u00e8re Bourdaloue qui, apr\u00e8s une confession g\u00e9n\u00e9rale, lui donna les derniers sacrements. Sur ce, le mar\u00e9chal dicte son testament \u00e0 Fran\u00e7ois Manille et Mathurin Lamie, \u00ab <em>gardes notes du roi \u00e0 Versailles<\/em> \u00bb. Les dispositions testamentaires termin\u00e9es, il signe l&rsquo;acte d&rsquo;une main assur\u00e9e.<br>Vers la tomb\u00e9e du jour, il tombe en agonie. Entour\u00e9 de sa vieille maman la comtesse de Bouville qui a quatre-vingt sept ans, de tous ses enfants, de sa s\u0153ur Madame de Mecklembourg, du cardinal de Bouillon et du P\u00e8re Bourdaloue, il expire \u00e0 sept heures du matin le 4 janvier 1695 \u00e0 huit jours de ses soixante-sept ans. Son corps fut port\u00e9 \u00e0 Ligny en Barrois et son service fun\u00e8bre fait chez les J\u00e9suites de la rue Saint-Antoine \u00e0 Paris. Marc Antoine Charpentier a compos\u00e9 la musique qui pr\u00e9c\u00e9da l&rsquo;oraison fun\u00e8bre prononc\u00e9e parle P\u00e8re de La Rue. Le m\u00eame jour, on c\u00e9l\u00e9bra un Requiem solennel en l&rsquo;\u00e9glise de Pr\u00e9cy qui \u00e9tait tendue de draps de velours noir, charg\u00e9s des armoiries du mar\u00e9chal entrelac\u00e9es de b\u00e2tons de mar\u00e9chal de France et d&rsquo;al\u00e9rions dor\u00e9s. Une litre aux armoiries du mar\u00e9chal fut peinte au dessus des colonnes de la nef centrale. On en voit encore les traces aujourd&rsquo;hui. Le dernier Montmorency, duc de Beaumont, prince de Montmorency-Luxembourg, mourut en 1878. Sa fille la vicomtesse de Durfort Civrac, morte en 1921, fut la derni\u00e8re des Montmorency.<br><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained\">\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"290\" height=\"212\" src=\"http:\/\/delamarre.net\/wpprecy\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/p31_bataille_Rocroi.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-302\" style=\"width:248px;height:auto\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La bataille de Rocroi<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il ne subsiste aujourd&rsquo;hui que deux des troph\u00e9es qui valurent \u00e0 Luxembourg le surnom de \u00ab Tapissier de Notre Dame \u00bb, faisant allusion \u00e0 l&rsquo;usage sous l&rsquo;ancien r\u00e9gime d&rsquo;accrocher les drapeaux pris \u00e0 l&rsquo;ennemi aux vo\u00fbtes de Notre Dame de Paris. L&rsquo;un est le drapeau pris \u00e0 la bataille de Rocroy. On peut l&rsquo;admirer au ch\u00e2teau de Chantilly. L&rsquo;autre fut trouv\u00e9 par Viollet Le Duc dans les combles de Notre Dame lors de sa restauration au XIX\u00e8me si\u00e8cle. Il le baptisa \u00ab drapeau de Charles le t\u00e9m\u00e9raire \u00bb et l&rsquo;envoya sous ce nom au mus\u00e9e de Cluny o\u00f9 il se trouve encore. Il s&rsquo;agit en fait d&rsquo;un drapeau flamand du XVII\u00e8me si\u00e8cle, provenant de la bataille de Neerwinden, Steenkerke ou Fleurus. Les troph\u00e9es qui ont disparu sont repr\u00e9sent\u00e9s dans le \u00ab Recueil des triomphes de Louis XIV \u00bb, au cabinet des Estampes de la Biblioth\u00e8que Nationale de France.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Faut-il, en conclusion, parler de la pr\u00e9tendue \u00ab&nbsp;avenue v\u00e9ritable de la terrible mort du mar\u00e9chal duc de Luxembourg, qui jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent cach\u00e9e sous un masque d\u2019Etat, est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e par son valet de chambre&nbsp;\u00bb quelque temps apr\u00e8s les fun\u00e9railles de son ma\u00eetre, publi\u00e9e en Allemagne en 1702 et que l\u2019on peut consulter \u00e0 la Biblioth\u00e8que Nationale de France&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Il semble bien que ce soit un pur produit de l\u2019imagination populaire qui ne m\u00e9rite pas qu\u2019on s\u2019y attarde, si ce n\u2019est par pure curiosit\u00e9, pour comprendre le m\u00e9pris du peuple \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019un grand de ce monde.<\/p>\n\n\n\n<p><em>SOURCES<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>Archives paroissiales de Pr\u00e9cy<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>Desormeaux\u00a0M.\u00a0: Histoire de la maison de Montmorency, Duchesne 1794<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>Gambier Pierre\u00a0: Pr\u00e9cy en Isle de France, Edition Farn\u00e8se, Paris 1953<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>Pigaillem H.\u00a0: Le Tapissier de Notre Dame, Edition le Rocher, Monaco 2002<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>Pujo Bernard\u00a0: Le Grand Cond\u00e9, Albin Michel 1995<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>Richemont P.\u00a0: Le mar\u00e9chal de Luxembourg au lit de la mort, Cologne<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>S\u00e9gur (Pierre de)\u00a0: La jeunesse du mar\u00e9chal de Luxembourg, Calmann-Levy 1900<\/em><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette illustre famille fran\u00e7aise fut la plus c\u00e9l\u00e8bre de France apr\u00e8s la maison royale. Les Montmorency furent seigneurs de l&rsquo;Ile-de-France proches des rois d\u00e8s le X\u00e8me si\u00e8cle et, \u00e0 cette \u00e9poque, descendants de Charlemagne par les femmes.Parmi les nombreuses branches de cette famille, il y eut six conn\u00e9tables, douze mar\u00e9chaux de France, quatre amiraux et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-274","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/274","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=274"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/274\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1810,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/274\/revisions\/1810"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=274"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=274"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoiredeprecy.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=274"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}